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    Viens à moi 

    Épaisses volutes soyeuses, ta peau chaude me réponds Fébrile, délicate, fleur de tendresse, parfum diffus ou entêtant. Je perds repère dans le reflux de ta danse immobile , Étendu en toi, comme dans le fleuve du printemps. J'oublie peu à peu la morsure du soleil, l'usure de l'ouvrage, La corne sur mes mains, les rides sous mes yeux. En toi, j'oublie la peau trop blanche de ma mère, Les joues roses de ma sœur, l'odeur acre de mon père. Tu es mon peuple, et mon village, Ma cité et mon temple, mon souffle et ma prière. Dans le creux de tes bras, je suis l'océan sans navire, La terre sans labour, le ciel sans orage, Vierge de souffrance, vierge d'insolence. Dans les alcôves de tes rêves, Je suis le poète, le voyageur, Celui qui se perd pour revenir, Celui qui chante pour se souvenir. Dans la toile de mes veines, Tu es le sang qui m'éveille, Carmine, azure et or. Tu es l'œuvre sublime, Ma forêt marine, Ma nuit ensoleillée, Mon havre espéré. Toi, mon aimée, Aux mille couleurs animées, Viens à moi.

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